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Baisse du quota de maquereau : le Parlement de la mer alerte sur les conséquences pour la filière halieutique des Hauts-de-France !





Le Conseil des Ministres européens des 11 et 12 décembre 2025 a établi le quota provisoire sur le maquereau pour la France à 2 427 tonnes de janvier à juin 2026 (correspondant à une baisse de 70% par rapport au premier semestre 2025, pour laquelle le quota total annuel était fixé à 16 000 tonnes).

Cette baisse drastique du quota sur le maquereau va engendrer une perte de revenus et de rentabilité et un risque de faillite pour de nombreuses entreprises de la filière halieutique des Hauts-de-France (pêche, mareyage, transport, transformation, etc.). En effet, en Hauts-de-France, le maquereau représente en moyenne 25 à 30% du chiffre d’affaires d’un bateau.

Face à cette situation préoccupante, le parlement de la mer des Hauts-de-France a décidé d’alerter le Premier ministre et les membres du gouvernement sur les conséquences graves de cette baisse significative du quota sur le maquereau pour l’ensemble de la filière halieutique des Hauts-de-France.

Le bureau du Parlement de la mer a adopté, le 10 février 2026, une résolution qui souligne notamment :

  • Les quotas massifs attribués unilatéralement par nos voisins hors Union européenne, qui ne respectent pas les recommandations du Conseil International pour l’Exploitation de la Mer, créent une situation de concurrence déloyale pour nos pêcheurs et mettent en péril les principes d’une gestion équitable et durable des ressources ;
  • L’inquiétude des acteurs de la filière halieutique des Hauts-de-France quant aux conséquences de la baisse annoncée des investissements sur la politique commune de la pêche après 2027 ;
  • Le besoin de redonner visibilité à long terme et perspectives à l’ensemble de la filière halieutique des Hauts-de-France ;
  • La nécessité d’établir la répartition des quotas entre tous les états riverains de la Manche et de la Mer du Nord en tenant compte des recommandations scientifiques, mais aussi en intégrant les spécificités économiques du secteur dans ces divers états ;
  • La nécessité de mettre en place des mesures de compensation pour les pêcheurs et transformateurs des Hauts-de-France (allocations complémentaires de quotas sur certaines espèces, levée du moratoire européen sur le bar, arrêts temporaires donnant droit à des compensations financières) ;
  • La nécessité d’instaurer une gestion pluriannuelle des quotas de pêche, essentielle à la viabilité économique à long terme de la filière halieutique des Hauts-de-France.

Le Parlement de la mer des Hauts-de-France est mobilisé et apporte son soutien aux acteurs régionaux de la pêche professionnelle, toutes flottilles confondues, et de la transformation des produits de la mer.


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