Les grands axes thématiques
La pêche et les produits de la mer
La filière régionale des produits aquatiques est une composante majeure du rayonnement économique des Hauts-de-France. Elle se déploie sur 210 km de côtes et 7 ports de pêche. Les métiers et activités de production, de transformation, de négoce et de distribution couvrent toute la chaine de valeurs de la filière. Ses acteurs se trouvent confrontés à d’importants défis. Avec plus de 5 700 emplois directs, 270 entreprises et plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel, la filière constitue un secteur économique clé pour la région Hauts-de-France. Les métiers et activités de production, de transformation, de négoce et de distribution couvrent toute la chaine de valeurs de la filière. Ses acteurs se trouvent confrontés à d’importants défis.
La pêche professionnelle : des activités diversifiées en mer et sur la côte
Du fileyeur partant pour quelques heures au chalutier congélateur passant 45 jours en mer, la flotte régionale de pêche compte 116 navires de petite pêche, 12 dans le Nord et 104 dans le Pas-de-Calais avec 600 marins embarqués.
Avec 33 000 tonnes de pêche fraiche vendues et enregistrées en 2024 pour un chiffre d’affaires de 93 millions d’euros en hausse de 9 % par rapport à 2023, année record pour la criée, Boulogne-sur-Mer est le 1er port de pêche de France en tonnage et en valeur, plaçant les Hauts-de- France au 3ème rang des régions françaises en volume de vente en criée. Plus de 70 espèces y sont débarquées, aux premiers rangs desquelles l’encornet, le lieu noir, le rouget barbet, le maquereau, le merlan, le hareng, et la coquille Saint-Jacques.
La pêche à pied constitue une activité traditionnelle majeure, particulièrement en Baie de Somme et sur le littoral du Pas-de-Calais. Les 400 pêcheurs à pied professionnels de la région (auxquels s’ajoutent les nombreux pratiquants amateurs) pêchent essentiellement des coques, moules et végétaux marins. La Région Hauts-de-France œuvre avec les organisations professionnelles à la structuration de cette activité et à la recherche de nouvelles ressources.
Au-delà de la pêche professionnelle, près de 1000 plaisanciers pratiquent la pêche récréative en Hauts-de-France. Ce loisir constitue une activité traditionnelle importante pour tout le littoral régional.
Boulogne-sur-Mer, leader européen pour la transformation des produits de la mer
Outre la pêche fraiche débarquée localement, 380 000 tonnes de poissons sont transformées chaque année au sein des 250 entreprises de la zone agro-alimentaires de Capécure représentant 5000 emplois directs faisant de Boulogne-sur-Mer le 1er centre européen de transformation et de commercialisation des produits de la mer.
Les atouts de la place boulonnaise sont liés à la performance de la plate-forme logistique et au développement de l’ensemble des activités de la filière, de la production jusqu’à la valorisation des coproduits.

Des atouts essentiels pour l’aquaculture régionale
Sur le littoral régional, l’aquaculture est représentée :
- par une activité mytilicole riche : élevage de moules de bouchot avec 3 000 tonnes par an.
- par la filière piscicole (élevage de poissons) avec 8 500 tonnes par an. L’aquaculture marine n’est pour l’instant représentée que par une entreprise, Aquanord à Gravelines, qui produit depuis 1983 environ 1 800 tonnes par an de bars et de daurades (soit 50 % de la production française) et emploie une cinquantaine de salariés.
Des défis majeurs pour la préservation et la modernisation de la filière
Comme dans les autres régions maritimes, mais peut-être davantage encore en Hauts-de-France où l’espace maritime est étroit, les acteurs de la filière halieutique sont confrontés à des enjeux majeurs : diminution de la ressource, dégradation de la qualité des eaux marines, concurrence avec d’autres flottilles, évolution des accords de pêche liés à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, concurrence avec d’autres activités émergentes en mer, coordination entre acteurs de la production et acteurs de la transformation, conciliation des activités professionnelles et de loisir, sélectivité des captures, commercialisation des produits, attractivité du métier et formation, taux de pêche fraîche dans l’activité de transformation, etc.
De même, l’âge moyen des navires est assez élevé (environ 30 ans), et les flottilles sont globalement énergivores, peu adaptables aux nouvelles techniques de pêche et donc moins compétitives que les navires étrangers.

La Région peut également compter sur le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture (FEAMPA), avec une enveloppe de 17,94 millions d’euros d’aide européenne pour la période 2021-2027 (gestion déléguée à la Région), que la Région et l’Etat abondent avec des contreparties à hauteur de 9 millions d’euros soit environ plus de 27 millions d’euros au service de la modernisation et de la diversification de la filière.
Pour relever tous ces défis, le parlement de la mer des Hauts-de-France permet de rassembler l’ensemble des acteurs, de définir collectivement des priorités et de mettre en œuvre les adaptations retenues.
Liens utiles :
Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins
Comité régional de conchyliculture